Notre implication en faveur de la cause féline est toujours
aussi forte et notre volonté intacte en dépit des difficultés
rencontrées par les petites associations locales comme la nôtre.
Beaucoup de choses ont été entreprises depuis 2003.

Nous en profitons au passage pour répondre à un message assez peu aimable
que nous avons reçu d'une certaine misspepette21, doutant de notre implication sur le terrain en faveur des chats de la rue et avançant notre manque de sérieux par rapport à une autre association. Sans doute en réaction à la page entière consacrée à un article paru dans le journal communal Le Petit Castor pour le mois d'octobre au sujet des chats de la cuisine centrale.
Depuis sa création en février
- le placement de plus de 200 chats (autant de chats qui auraient sans doute fini dans la rue si nous n'étions pas intervenus)
- une intervention sur sites sur une cinquantaine de chats :
. la stérilisation des chats qui ne se reproduisent plus
. le tatouage leur donnant une existence juridique, depuis que l'article 8 de la loi 99-5 du 6 janvier 1999 reconnait enfin le travail des associations de protection des chats dits "libres", légalisant leur action comme substitut à l'euthanasie.
Il n'est jamais inutile de rappeler que nous n'avons pas de subvention et que notre action est possible grâce à la générosité des adhérents, donateurs et bien (trop) souvent sur les deniers personnels des membres actifs de l'Association.
Notre réseau de contacts dans de nombreux quartiers de Limeil-Brévannes nous permet un quadrillage de la population féline. Mais sans local et pas assez de familles d'accueil pour héberger les chats en attente d'adoption, notre tâche est difficile à remplir.
Nous ne concevons pas de faire de la protection en surchargeant les familles d'accueil ; notre but n'est pas de ‘collectionner' le nombre de chats que nous recueillons en les enfermant par dizaines dans des endroits confinés d'où ils ne sortent pas.
Nous ne pouvons pas toujours donner de suite favorable aux demandes ; nous essayons de donner des solutions autres.
Autant bien faire notre travail en quantité plus réduite que le faire mal ou moins bien en grand nombre. Le choix de laisser un chat dans la rue est toujours difficile à prendre et à vivre. Mais il est parfois nécessaire pour les autres chats.
Ainsi, agir sur le terrain ne signifie pas uniquement prendre les chatons qu'on arrive à placer 4 fois sur
Il ne s'agit pas d'attendre qu'on nous appelle à l'aide pour agir. Nous avions connaissance de la présence de ces chats sur le terrain ; nous n'avons pas attendu le SOS de Pierrette pour prendre l'initiative de nous en en occuper.
Nous n'hésitons pas non plus à :
. faire près d'une centaine de km pour aller chercher de la nourriture donnée par de grandes surfaces, nourriture que nous redistribuons aux nourricières et aux personnes ayant de nombreux chats ;
. faire des opérations ‘caddies' dont les produits collectés sont encore distribués ;
. faire des brocantes dont le fruit des ventes servira à payer une petite partie des frais vétérinaires.
Et tout cela sur notre temps libre. Nous sommes tous des bénévoles ; nous nous occupons de l'Association après notre travail, sur notre temps libre, pendant les vacances, jonglant ainsi avec notre vie de famille. Nous sommes des humains comme les autres avec des doutes et des soucis. A une certaine période de notre existence, nous avons peut-être été amenés à mettre une parenthèse à une activité soutenue pour l'Association.
Mais nous n'accepterons jamais que des personnes qui ne nous connaissent pas, nous jugent sur un coup de fil non répondu ou laissé sans suite, sur un manque de disponibilité, ou sur ouïe-dires, ni qu'elles remettent en cause notre sérieux et notre intégrité. Nous suggérons à cette personne et aux autres qui sont dans son cas, de venir trapper un soir, quand il fait froid et nuit, après une journée professionnelle bien remplie.
Pour conclure, comme l'a indiqué une administratrice de la SPA lors d'une conférence à laquelle certains de nous ont assisté en octobre 2009 à Montreuil : faire de la protection animale demande certes de l'abnégation mais également de l'humilité. Il faut accepter qu'on ne peut pas sauver tous les chats et accepter l'existence et l'intervention d'autres associations. Chaque association a son propre fonctionnement, qu'elle assure de son mieux. Mais nous avons toutes le même but : la protection animale, et en l'occurrence la protection féline. La jalousie n'a pas sa place ! Et la médisance non plus...
Cette petite mise au point semblait nécessaire en tant que droit de réponse / rectificatif à cette personne (et aux autres) qui n'a pas jugé bon de laisser son nom et qui - nous pensons - reviendra ‘visiter' notre site.
Merci à tous ceux qui nous apportent leur soutien car
ils connaissent bien notre sincérité,
notre implication, notre volonté de faire avancer les choses.
